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Académie du Gallo



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Les Dossiers linguistiques de l'Académie du Gallo

    Du Gallo dans les anciennes publications

      Paul VIMEREU




Remerciements
Tous nos remerciements à Rémi BOULONGNE, le petit-fils de Paul VIMEREU, pour avoir soutenu ce projet et autorisé la publication de photos privées pour le site de l'Académie du Gallo et le référencement au site dédié à Paul VIMEREU.



Présentation de Paul VIMEREU

Paul VIMEREU, de son nom officiel Paul BOULONGNE , naquit en 1881 en Picardie, à Misery dans la Somme où son père était instituteur. Au contact de ses camarades d’école, il va apprendre le picard.

Puis c’est le collège à St-Pol-sur-Ternoise et en 1900, il débarque à Paris.

coll. privée de
Rémi BOULONGNE

    Ses études de médecine l’y entraînent et il pourra pratiquer de 1909 à 1914.
    C’est donc tout naturellement que sur le front, il exercera son art en tant que médecin-officier.
    Cependant, après la bataille de Verdun, il est envoyé en repos à
près de
.
    Il y rencontre sa future épouse qui, elle, était originaire de
.

    Après la guerre, avec celle-ci, ils s’installent à
, ville qu’ils ne quitteront plus.

Pendant 20 ans, le docteur Boulongne y exercera passionnément son métier.
    Mais son autre passion, l’écriture, le taraudait également, et il n’était pas rare qu’il couvrait de notes son carnet au cours de visites vers les malades, établissant ainsi la trame de ses romans. Avec son premier roman, le Rire du Vilain, il manque d’une voix le prix Goncourt, marquant ainsi l’étendue de son talent. Il dénote aussi son attachement au sol natal, l’action se déroulant en Picardie.

C’est en 1926 que paraît le roman sur sa ville d’adoption, Saint-Malo avec pour titre les Amants du Rempart. On y retrouve la dénonciation de la corruption à côté de cette constance dans le respect de la dignité des petites gens. Ce roman est d’ailleurs truffé de termes malouins, ceux-ci que nous avons relevés dans notre rubrique "termes et expressions gallo".
    L’année suivante, il poursuit dans l’éloge du terroir avec Chutt le Hutteux, roman picard, où l’action ne peut être évoquée qu’à travers le parler picard, ce qui en fera son roman le plus populaire.

Il va ainsi produire 11 romans. À ceux-ci, s’ajoutent des poèmes, essais et même une pièce de théâtre.

    La seconde guerre mondiale va cependant interrompre son activité littéraire et il passe celle-ci comme médecin-chef à l’hôpital de
. Les épreuves de la guerre l’affectent.

    En 1944, de retour à
, sa maison est bombardée. Il poursuivra une activité de médecin-légiste jusqu’en 1955. Entretemps, en 1950, il va faire paraître le dernier de ses romans, la Grotte à l’Homme, où de nombreux termes cancalais surgissent à nouveau.

    Il décède finalement à Saint-Malo le 6 novembre 1962 et est enterré à
, près de sa belle famille.
coll. privée de
Rémi BOULONGNE


Il laisse le souvenir d’un homme d’une grande intelligence, d’une grande clairvoyance.

Travailleur infatigable, écrivain très doué, il était un de ces rares hommes qui pouvaient juxtaposer dans leurs écrits un vocabulaire savant et un vocabulaire beaucoup plus enraciné dans le terroir.

Ce n’est d’ailleurs pas souvent qu’on rencontre un homme de son rang écrire en picard à ses proches, ce qu’il faisait pourtant régulièrement.