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Académie du Gallo



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Les Dossiers linguistiques de l'Académie du Gallo

    Du Gallo dans les anciennes publications

      'La Chronique Républicaine'





Remerciements

Tous nos remerciements aux Archives municipales de Fougères et notamment Mélanie ROUSSIGNÉ qui nous a grandement aidé dans nos travaux.

Nous remercions également le journal "La Chronique Républicaine" qui nous a également aidé dans la recherche d'informations sur Jean du Nançon en publiant un article d'appel aux lecteurs.



Présentation de "La Chronique Républicaine"

Fondée à Fougères en 1837, La Chronique est un des plus anciens journaux de France.

    L’objectif de son fondateur ? « Etre utile aux habitants du pays, quelles que soient les opinions qui les divisent ». Depuis, le journal se fait toujours l’écho de son territoire, en restant fidèle aux idées de son fondateur.

    La Chronique a accompagné l’histoire du Pays de Fougères et elle en est aujourd’hui le média référence, fidèle son à fil rouge qui a traversé les siècles : la proximité.



Présentation des billets gallos publiés "La chronique républicaine"

En 1948, les restrictions d’après-guerre se lèvent peu à peu. C’est alors que la Chronique Républicaine, hebdomadaire emblématique de Fougères, passe de 2 à 4 pages. Cette extension lui permet d’ajouter une nouvelle chronique dans le parler local sous le titre « Conte du Dimanche » qui s’effacera peu à peu pour celui de « les Idées du Père Laflûte ».

Pour Fougères bombardé, et pour tous les lecteurs de la région, c’est l’occasion de se distraire et d’oublier les rigueurs de la guerre. Or, une grande partie du lectorat est rural et a conservé le parler ancestral, le gallo. C’est donc avec beaucoup de plaisir que cette chronique est attendue, même si celle-ci reste épisodique au gré de l’actualité. Néanmoins, de novembre 1948 à novembre 1957, ce ne sont pas moins de 127 chroniques qui noirciront les pages intérieures du journal.

Elles se terminent par la signature de Jean du Nançon, pseudonyme plus que probable de Joseph Coquelin, journaliste de la Chronique. Dans ses textes, on relève la verve du conteur, chantre d’une ruralité attachée à ses racines, à ses valeurs, et qui illustre bien le caractère matois et finaud qu’on attribue aux paysans.
     Certes, ces textes ont vieilli. Ils sont pourtant porteurs d’un langage décomplexé qui assimile la modernité à l’expression du terroir. De plus, on ne peut leur nier une portée philosophique comme ici, dans « le Cocotieu » où le narrateur ajoute au récit pittoresque d’un match de football, une réflexion sur le sens à donner à ces distractions sportives.



Les billets en gallo publiés par la Chronique Républicaine